Editorial Circuit

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PAU Championnat de France GT4 FFSA

Formula E: Après les trois premières courses...

3 courses, 3 vainqueurs et 7 pilotes différents sur le podium, pas besoin de plus de chiffres pour illustrer que cette année encore, la lutte sera acharnée pour décrocher le titre en Formula E.

Après les deux premières épreuves de Ryad et Marrakech, il ne faisait aucun doute que le titre se jouerait entre les pilotes BMW-Andretti et les pilotes Techeetah-DS.

En effet, à Ryad, Da Costa avait signé la pole haut la main, mais la course ne fut pas si simple. Les Techeetah pilotées par Vergne et Lotterer remontèrent une grande partie de la grille jusqu’à se retrouver toutes les deux dans le top 3 à mi-course.

Les deux anciens pilotes de Formule 1 semblaient tellement sur une autre planète que cela en était troublant, en effet il y avait un hic. Leurs monoplaces utilisaient plus d’énergie que les 200Kw maximum autorisés en course et la direction de course dut sévir. Après une pénalité de passage par les stands, ils finiront deuxième et cinquième laissant à Da Costa la première victoire de la saison.

Peut-on dire que les Techeetah étaient à ce point au-dessus de leurs adversaires car elles consommaient trop ? Nul ne le sait, d’autant qu’aucune information n’a été divulguée après la course.

Da Costa devient donc le premier vainqueur de la saison, et un mois plus tard, à Marrakech, BMW est la première équipe à qualifier ses deux pilotes en super pole. Mais devant, c’est l’étonnante Virgin de Sam Bird. Cette pole position est d’autant plus étonnante que Virgin n’avait pas inscrit le moindre point à Ryad. Les observateurs voyaient même l’équipe en retrait cette saison depuis la fin de la collaboration avec le groupe PSA (qui est parti rejoindre Techeetah).

A l’extinction des feux, Vergne deuxième sur la grille, en fait trop en attaquant Bird, et part en tête à queue devant tout le monde. Cet incident ruinera la course de Buemi et Evans, mais aidera des pilotes comme Di Grassi ou Frinjs dans leurs remontées.

Les Virgin mènent la danse devant les BMW à la mi-course, mais ces dernières ont plus de rythme et parviennent à passer devant, laissant présager à l’équipe allemande un doublé. C’était trop beau puisque à dix minutes de la fin les deux coéquipiers s’accrochent laissant la victoire à un D’Ambrosio survolté parti 10ème sur la grille.

Malgré cet incident, une hiérarchie semblait se dessiner, mais la récente épreuve de Santiago à tout bousculé. En qualification, les deux Techeetah et Da Costa se retrouvent dans le premier groupe et à l’image de l’ouvreur en rallye, nettoient la piste, et ne parviennent pas à rentrer dans le top 10.

Qui se retrouve en pole alors ? L’éternel Lucas Di Grassi sur l’Audi ABT, suivit par son adversaire de toujours Sébastien Buémi sur la Nissan e-Dams. Nous voilà de retour trois ans en arrière où ces deux pilotes dominaient la discipline. Par la suite Di Grassi sera sévèrement disqualifié pour avoir freiné trop fort et ainsi risqué d’endommager ses freins à récupération d’énergie.

Pendant la course, on s’attend à une remontée des BMW et des Techeetah, mais aucune des deux équipes n’y parviendront. Devant, Buemi mène la danse devant la Mahindra de Werlhein et Bird. Mais cette fois, c’est la Virgin qui a plus de rythme. Bird passe le pilote Allemand, pousse à la faute Buemi pour s’adjuger sa 8ème victoire dans la discipline et prendre, par la même occasion, la tête du championnat.

Comment décrypter les forces en présence après un début de saison ponctué d’autant d’actions ?
La BMW est la meilleure monoplace, mais leurs pilotes semblent un peu justes et brouillons. Techeetah est toujours dans le rythme, et grâce notamment à un talentueux mais parfois impatient Vergne, pourrait prétendre au titre. En embuscade, on pensait que Virgin et Mahindra récupéreraient les miettes, mais elles peuvent prétendre à plus que cela.

Le duo de pilote de Virgin est le plus relevé et complémentaire de la grille. La rapidité de Bird mêlée à son expérience de la discipline font de lui l’outsider principal de ce championnat, mais attention à ne pas négliger Robin Frinjs. Pas apprécié en France depuis sa victoire en Formule Renault 3.5 en s’accrochant avec Bianchi, ces coups d’éclats lors des précédentes saisons montrent les qualités du Néerlandais. Néanmoins, il doit faire preuve de plus de régularité en qualification s’il veut prendre le dessus sur son coéquipier.

Chez Mahindra, D’Ambrosio est un pilote sûr, il manque de vitesse pure, tout l’inverse de son jeune coéquipier Werlhein qui semble déjà avoir bien compris les ficelles de la discipline. Nul doute que dans peu de temps, l’Allemand sera le pilote numéro un de l’équipe. Pour autant, pas certain que ces pilotes joueront le titre, mais grâce à eux, Mahindra continue de se faire un nom dans le sport automobile.  
 
Ne faisons pas l’erreur d’oublier les éternels Di Grassi et Buemi, pour la lutte au titre. Alliant une maîtrise parfaite de la gestion de l’énergie, et outrageusement rapides sur un tour, les deux ex-champions de la discipline feront toujours figure de référence du plateau. Ils devront néanmoins composer avec la relative faiblesse de leur matériel.

Nicolas Auprée,


Marie-France Estenave pour MFE-Live.com

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