Dakar : Les étapes marathon... mode d'emploi !

Une l'an dernier, deux sur cette édition : c'est le grand retour des étapes marathon où les pilotes motos  et quads doivent gérer, seuls, un bivouac sans assistance et  avec les réparations qui vont avec. Selon que l'on est amateur ou pro les stratégies sont plutôt semblables  même si les enjeux sont différents.



Une étape marathonn c'est partir un matin de très bonne heure et revoir le camp de base du Dakar le lendemain en fin d'après-midi. Soit un enchaînement de deux parcours chronométrés mais surtout une soirée sans personne pour jeter un œil sur la machine ou mettre les mains dans le cambouis. Une situation où souvent les premiers métiers des concurrents sont bien utiles. L'an derniers Cyril Despres, mécano de formation, a ainsi démonté le moteur de Marek Dabrowskipour le remonter sur sa moto et frapper un grand coup dans sa marche victorieuse vers Santiago. Un savoir-faire qui peut donc s'avérer très bénéfique.

Jorge Velayos, qui prépare depuis plusieurs années nombre de motos amateurs, est d'un avis tranché sur la gestion d'une soirée marathon : "Au niveau mécanique, moins les pilotes en savent mieux c'est. J'ai quand même vu des gars monter des filtres à air à l'envers !" Autour de lui deux de ses ‘protégés' : David Batalla et Marc Pedrola. L'un et l'autre ne se prennent pas trop la tête à la perspective de ce type d'étape. "On a assez à faire chaque jour pour arriver" expliquent-ils. Mais Marc, dont c'est le premier Dakar, pense avoir préparé son coup lors du dernier Merzouga Rallye. "J'ai apprécié. C'est l'esprit de la course et du raid. Mais sur les deux marathons de ce Dakar je vais être encore plus conservateur que je ne le suis chaque jour. ‘est un défi dans le défi, alors forcément j'appréhende."
 
Tout aussi amateur et tout aussi tranquille, voici Carlos Gracida. Mexicain et rookie tout à la fois. "La moto va être bien révisée par l'assistance. Il faut faire en sorte, ensuite, en préservant la machine de n‘avoir que des choses simples à faire : la vidange, ajuster la chaîne, changer le filtre à air. Je crois que tout va reposer sur la concentration et la capacité à contrôler le rythme."

D'une certaine manière les concurrents essayent  donc d'évacuer l'importance de ce quitte ou double que peut représenter le bivouac sans assistance. Même du côté des top pilotes on joue cette partition. Francisco 'Chaleco' Lopez fait, presque, de l'étape marathon  un non-événement : "Il faut aborder ce type d'étape calmement. Penser à arriver tranquillement pour pouvoir dormir en n'ayant rien ou très peu à faire. Et être prêt pour le lendemain sur l'étape retour vers le bivouac..."


Marie-France Estenave pour MFE-Live.com

Actus Raid - Dakar