Editorial Raid

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Africa Race/Sonangol Schlesser Etape 5 : On y voit que du bleu !

La dernière spéciale disputée ce mercredi au Maroc pour le Rallye Sonangol Africa Eco Race précède la journée de repos traditionnelle, à Dahkla.

La spéciale du jour, longue de 330km a été compliquée pour les pilotes car il fallait envoyer les watts, à plus de 150 km/h, une bosse ou un trou de 10 cm pouvaient devenir une mine ou une rampe de lancement. Elle était urtout très difficile en navigation et les motards, qui doivent tout faire tout seul ont 'jardiné' à coeur joie.

A bord du Buggy Sonangol-Schlesser, Jean Louis Schlesser prétend avec raison que son navigateur, Champion du Monde d’enduro à moto, Cyril Esquirol, est exceptionnel et en ce jour d’errance de beaucoup d’équipages il n’a pas commis la moindre erreur.

La bagarre habituelle en tête de la course auto, entre le buggy Sonangol et le Toyota Overdrive de Jérôme Pélichet a vu le Buggy bleu ouvrir toute la partie où la navigation était ardue. Ramener à leur nuage de poussière les adversaires (peu) reconnaissants se sont collés aux talons du Buggy. Puis, dans les cent derniers kilomètres, le Toyota a pris le dessus.

Le jour où le rallye Sonangol Africa Eco Race entre en Mauritanie a d’abord été une longue, très longue matinée… "La course c’est la vie, tout le reste n’est qu’attente" dit Steve Mc Queen dans 'Le Mans', et commencer à rouler à cinq heures du matin pour prendre un départ de spéciale à 14 heures est effectivement un très long moment… Le passage de la douane bien sûr ! Une douane minuscule dans un coin de désert qui voit arriver cent véhicules de course et deux cent d’assistance et d’organisation !

Mais la spéciale a quand même finalement pris le pas. Jean-Louis Schlesser est parti deuxième, son adversaire direct Jérôme Pélichet ayant gagné la spéciale précédente, il avait la responsabilité d'ouvrir ! Jean-Louis se transforme en chasseur, celà change la vie ! "Nous sommes partis ce matin à 5 heures après s'être tapé une sacrée liaison... Nous avons attendu des 'plombes' à la douane, pour faire les faire tamponner nos papiers !

La spéciale est très difficile ensuite, la navigation est exigeante et par un ciel très brumeux, celui d'une tempête qui chauffe, pas beaucoup de visibilité au sol ! "Nous avons suivi durant quelques kilomètres Pélichet avant qu'il ne commette une erreur. Nous en avons profité..." rigole le vieux renard du désert ! "Nous ne l'avons plus revu ! A l’arrivée de spéciale, J'ai vu débouler les Russes avec leur camion Kamaz, j'aurais parié qu'il allait signer le deuxième chrono... du fait de leur avantage étant dans leur haut habitacle, la visibilité est différente de la nôtre... Demain, nous attaquons le sable, peut-être que je vais modifier un peu les suspension, je les trouve un peu raides. C'est paradoxal, trop souple tu talonnes et tu restes coincé, trop raide, tu motrices moins. Donc, nous allons modifier un peu leur réglage".

Jean Louis a le triomphe modeste… En 40 kilomètres, il a collé plus de six minutes au Toyota de Pélichet… En revanche, à partir de ce samedi, le rallye va jouer à saute-dunes et dans ces conditions, un 4X4 est évidemment plus avantagé… Cela n’a pas empêché le double Champion du Monde d’Endurance en circuit et double vainqueur du Paris-Dakar de gagner les quatre premières éditions de l’Africa Race… Par contre, il est interdit de se louper ! Pour le pilote et son navigateur, c'est un élément clé d’une réussite. Or, Jean Louis Schlesser ne tarit pas d’éloges sur son coéquipier Cyril Esquirol. L’entente est essentielle, que ça marche ou non !
Au menu demain, plus de 400 km de sable, soit en dunes, soit en piste…

 


Marie-France Estenave pour MFE-Live.com

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